L’Église du Rouergue en 1914-1918.

Séminaristes, prêtres, religieux et religieuses dans la guerre
jeudi 25 juillet 2019

Jean-Pierre et Marie-Claude Bénézet viennent de publier « L’Église du Rouergue en 1914-1918. Séminaristes, prêtres, religieux et religieuses dans la guerre », sorti dernièrement des presses de l’Imprimerie Maury à Millau. Il a été préfacé par Mgr. F. Fonlupt, évêque de Rodez et de Vabres. Nous extrayons les lignes suivantes dues à notre Père Évêque :

« Nous ne vivons pas une époque de changements ? mais un changement d’époque ». Cette affirmation se retrouve plusieurs fois sous la plume du Pape François alors qu’il cherche à préciser les transformations que nous connaissons actuellement dans nos sociétés comme dans l’Église. Cette affirmation m’est revenue souvent à l’esprit au long de la lecture de ces pages que nous offrent Jean-Pierre et Marie-Claude Bénézet. Pourtant, ils ne nous parlent pas d’aujourd’hui, mais de la période qui a précédé, traversé, et prolongé les terribles années du premier conflit mondial, et la manière dont celui-ci a impacté notre pays et l’Europe. Ils nous permettent en effet, si nous faisons l’effort de recevoir les éléments recueillis et la mise en perspective proposée avec finesse, de percevoir peu à peu le changement qui s’est opéré autour de cet événement et la manière dont il est venu toucher le monde de l’époque jusqu’à aujourd’hui et, en son sein, l’Église.

PNG - 245.1 ko Jean Pierre Bénézet et son épouse Marie Claude nous offrent ici un travail impressionnant. Ils ont rassemblé et fouillé attentivement les archives, courriers, récits et autre « livre d’or » … pour faire resurgir, situer, organiser, mettre en perspective, et ainsi à notre disposition, ce qu’il importe de ne pas oublier de l’engagement de ces hommes et de ces femmes au service de la patrie. Car, au-delà des événements, il s’agit bien de destins particuliers, avec leur poids d’humanité qui ont été entraînés dans ce conflit.

En lisant ce livre, comme évêque de ce diocèse, je le reçois avec beaucoup de reconnaissance et de gratitude. Il m’enrichit. Il me permet, et nous permet, de revenir à l’un de ces tournants déterminant de notre histoire qui vient éclairer ce que nous vivons aujourd’hui. Nous pouvons l’accueillir avec fierté. Ceux qui nous ont précédés ne se sont pas dérobés à l’appel que le pays leur adressait et, au cœur de conditions insupportables, confrontés à des questions difficiles, ils ont ouvert un temps nouveau de relation entre l’Église et la société dont nous sommes encore aujourd’hui les bénéficiaires.

Merci à Jean Pierre et Marie Claude Bénézet, de nous offrir ce très beau travail. Il nous permet une meilleure connaissance de cette réalité du premier conflit mondial et de son impact pour l’Aveyron dans une page de notre histoire lourde, douloureuse, mais déterminante. Il est heureux que, dans ces années du centenaire, ils aient pu le mener à bien. Je veux leur exprimer ici toute ma reconnaissance.
… 
 

+ François Fonlupt
Évêque de Rodez et de Vabres ».

Après dix années de recherches dans les divers services d’archives et avoir rassemblé nombre de documents détenus par des familles (carnets de mémoires de guerre, correspondances, etc.), les auteurs font revivre ces hommes et ces femmes d’Église. Ils leur ont donné la parole, mettant en perspective leurs écrits. On peut ainsi les découvrir dans leur milieu familial, au séminaire, en paroisse et en mission. Ils apparaissent en soldats au cours de leur service militaire, enfin à la guerre. Un dictionnaire biographique rassemble près de deux mille monographies de séminaristes, prêtres, religieuses et religieux, rouergats, de France ou résidants à l’Étranger, ayant pris part au conflit.
Au front, tous contribuent au maintien du moral et à la cohésion des troupes. On perçoit l’organisation sur le terrain d’une structure ecclésiale. Elle est le reflet des lois du recrutement, des impératifs militaires de défense, des besoins spirituels d’une communauté de croyants … et d’incroyants et de l’engagement de tous. Ils seront tour à tour brancardiers / secouristes et soignants / infirmiers, ministres de leur confession en tant qu’aumôniers officiels ou bénévoles et combattants. Leur implication dans une large diaconie aboutit à l’émergence d’un « diocèse paradoxal sans évêque » qui se développe et s’adapte dans l’autonomie, sur un étroit ruban de quelques kilomètres de largeur, allant de la Mer du Nord aux Vosges.
On découvre le clergé diocésain rouergat et celui d’aveyronnais incardinés dans d’autres diocèses français ou étrangers, enfin tous les aveyronnais qui se sont voués à Dieu et remplissent des missions ad extra. Pères blancs en Afrique, prêtres des Missions étrangères de Paris en Asie, Picpuciens et Oblats de Marie dans l’Océan Indien, Frères des Écoles chrétiennes en Europe et au Proche Orient, Viatoriens au Canada, du Québec jusqu’au Grand-Nord. L’ouvrage nous permet également de rencontrer des Jésuites, des Capucins, des Lazaristes et des Salésiens. Avec ces hommes nous percevons l’engagement fort des rouergats dans la mission, sous tous les cieux.
L’action des religieuses dans le service aux blessés dans les divers hôpitaux de l’arrière ou proches du front, illustre l’action charitable des congrégations féminines.
Quatre années de souffrances les marqueront tous. À lire leurs écrits on perçoit tout à la fois leur patriotisme et leur découragement. Célébrer dans les cantonnements de l’arrière-front, devant le régiment ou la division, distribuer des centaines d’hosties, illumine leur foi et les remplit d’enthousiasme. N’avoir qu’une misérable cagna creusée dans la paroi des tranchées, un appentis de tôles ondulées, exposés aux obus, pour commémorer le Sacrifice, les plonge dans la souffrance. Se pencher sur des cadavres sans vie et ne plus pouvoir leur apporter le moindre secours spirituel est leur lot quotidien. Enfouir des corps, parfois dans des fosses communes, sans assistance, avec une liturgie expédiée sinon bâclée, en passant tout au plus une étole de deuil, affecte leur moral.
Dans les tranchées des relations plus fraternelles s’établissent entre clercs et soldats. Un futur pasteur protestant, fils du pasteur de Rodez, immergé dans la troupe, apporte la touche de l’Église Réformée et montre le réel souci de tous pour le vivre ensemble. Nous découvrons la vision qu’il se fait de l’Église, la relation détendue qu’il a avec les aumôniers catholiques. L’œcuménisme de Vatican II semble dès lors en germe.
Ils seront hélas nombreux à tomber.
Pour les survivants, le retour à la vie normale ouvrira sur des horizons prévisibles : le ministère presbytéral, l’enseignement dans les séminaires ou les écoles catholiques, la théologie, les missions et pour un petit nombre l’épiscopat. Le cauchemar restera à jamais dans leurs âmes.
L’Église aveyronnaise se retrouve avec toute sa richesse dans cet ouvrage, du séminariste mobilisé au 122e R.I. jusqu’au futur prélat, du curé de campagne qui retrouvera sa modeste cure rurale jusqu’au professeur de grand-séminaire. L’Eglise reconnaîtra les vertus de deux d’entr’eux.

L’ouvrage est en vente à l’accueil de l’Evêché, à la Maison du Livre à Rodez, au Cercle Généalogique de l’Aveyron 16 A, bvd de l’Ayrolle à Millau, au prix de 32 euros. On peut se le procurer également chez les auteurs. Prendre alors contact au 06-86-87-42-93 ou par mail : jean-pierre.benezet@orange.fr


Quelques repères

Préparation au mariage 2020

Pour les couples envisageant de
célébrer le sacrement de mariage,
les inscriptions doivent se faire
à la paroisse
du 1er octobre et au 1er février,
dernier délai.
Passée cette date,
la paroisse ne peut s’engager à
prendre en charge la préparation
et la célébration de votre mariage.

Intentions de prière du pape François pour septembre 2019

La protection des océans :

« Pour que les politiques, scientifiques et économistes travaillent ensemble pour la protection des mers et des océans. »


Paroisse Jean XXIII
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Tél. : 05 65 60 04 44
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