CHRÉTIENS, ACCUEILLONS SA PASSION ! 2

lundi 6 avril 2020

En nous laissant guider par les temps forts de l’itinéraire de la Semaine Sainte, nous pouvons nous préparer, patiemment et en vérité, à la célébration de Pâques ! Même si lors de la Veillée Pascale et du dimanche de la Résurrection nous ne pourrons pas encore communier dans le cadre d’une eucharistie partagée, que monte au moins en nous ce désir profond de pouvoir communier spirituellement avec tous les chrétiens, à la même joie de l’Evangile : car Christ est ressuscité et il nous sauve !

Et comme nous n’aurons pas pu recevoir le sacrement du pardon pour nous préparer à vivre cette fête, autour de Jésus Ressuscité, laissons-nous toucher au plus profond par la grâce de cette Passion qu’il manifeste encore pour nous aujourd’hui. Puisse l’examen de conscience qui suit nous y aider. Cette proposition de démarche spirituelle de réconciliation, est faite à la demande d’un paroissien. Merci à lui.

Les enfants du caté et leurs parents ont reçu un itinéraire pour vivre cette Semaine Sainte. Ce qui suit pourrait nous aider à jalonner le nôtre, au coeur de cette Passion dont Dieu nous entoure et que Jésus a assumé, Lui le Serviteur fidèle, dans la souffrance.

Que chacun des moments de cette méditation nous permette surtout de contempler cette Liberté d’Aimer qui n’appartient qu’à Dieu seul, mais qu’il ne « retint pas jalousement » comme le célèbre l’hymne aux Philippiens (2, 6-11)

Proposition d’EXAMEN DE CONSCIENCE POUR LA SEMAINE SAINTE

en une fois, en plusieurs fois, avant samedi soir, peu importe le jour...

Rameaux :

  • est-ce que je ressemble un peu à l’inconstance des disciples (!) qui suivaient Jésus à son entrée à Jérusalem, mais qui, même après avoir partagé la Cène avec Lui, dès son arrestation, l’ont abandonné ?
  • m’arrive-t-il, à l’exemple de la foule qui criait « Hosanna », de condamner ensuite Celui qui est l’Evangile, en gardant de lui ce qui me plaît et en rejetant ce qui m’interpelle et que je ne supporte pas ? Quelle représentation, quelle image, je me fais de la « royauté du christ ? »
  • j’essaie de faire mémoire de tout ce que j’ai reçu depuis mon enfance, ou à partir de ma Confirmation, pour pouvoir rester avec Jésus, et que j’ai laissé un peu dans l’oubli depuis ?
  • suis-je un chrétien versatile, écoutant davantage mes sentiments ou le ressenti venant de mon environnement que les appels du Seigneur à la fidélité ?

--------------

Jeudi Saint :

  • suis-je encore bouleversé, lors de ma participation à l’eucharistie, par ce que cette célébration rappelle ? Un Dieu qui donne sa vie pour nous ?
  • ai-je pris le temps de méditer – au moins une fois – ce qu’a de complètement nouveau cette initiative du Dieu de Jésus, celui de nôtre foi, qui prend l’envers de tout ce que les religions pensaient connaître de Lui... ?
  • ai-je conscience que l’eucharistie est d’abord un don – que le Seigneur a voulu nous faire au long du temps , et « jusqu’à ce qu’il revienne » – et non pas d’abord un dû, que nous aurions mérité de par nous-mêmes, et que nous pouvons reproduire à notre guise ? Ne chosifions pas l’eucharistie, que nous soyons laïcs, religieux(ses), ou prêtres.
  • « Faites ceci en mémoire de moi » : au cours des messes auxquelles je participe, suis-attentif à garder un silence intérieur suffisant pour laisser pénétrer en moi la grandeur du mystère que nous célébrons, plutôt qu’à observer ou contrôler tout ce qu’il se passe dans la célébration…, en pensant surtout aux « commentaires » que je ferai en sortant ?
  • « C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » Voilà ce que Jésus demande à ses disciples, après leur avoir lavé les pieds, au moment de prendre avec eux le repas pascal. Est-ce que ce lien entre l’eucharistie et l’engagement à servir les autres, j’ai à coeur de le cultiver et de le renouveler dans ma vie quotidienne ? Suis-je appelé à lui donner une dimension nouvelle lorsque de nouvelles situations humaines le demandent ? Au cours de ce carême, et pendant tout ce temps de confinement, comment ai-je été « au service » ? A quoi suis-je disposé pour la suite, éventuellement, dans le but d’honorer cette dimension indissociable de l’eucharistie ?
  • Relire Jn 13, 1 – 17. Au verset 17, Jésus promet le bonheur à celui qui deviendra (à cause de Lui) serviteur. Itinéraire eucharistique : mémoire, communion, service, mémoire, etc...

--------------

Vendredi Saint :
JPEG - 173.8 ko -* devant une Croix, ou un crucifix disposé devant moi : je reconnais que je suis un pêcheur pour qui Jésus a donné sa vie, et je fais mémoire des péchés que j’ai pu reconnaître comme les miens, après la réflexion sur les Rameaux et sur le Jeudi Saint. Je les nomme, et je les confesse au Seigneur. Et je laisse monter en moi un profond « Merci », car Jésus me promet qu’il est venu non pour me condamner mais pour me sauver.

  • En laissant résonner en moi Ses paroles : « (...) tu seras avec moi dans le paradis » (Lc 23, 43)… Je crois vraiment qu’il me le dit aussi à moi ?
  • « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » (Mt 27, 43). Est-ce que je crois que Jésus a accepté de vivre à ce point, meurtri de douleurs, la condition humaine de ceux ou celles qui n’en peuvent plus et se sentent abandonnés, dépourvus de tout lien rassurant, et confrontés au désespoir ? Est-ce que j’accepte que ma foi peut avoir besoin d’être purifiée ? Est-ce que j’accepte ce face à face avec ma foi, lorsqu’il ne reste rien d’autre ? Est-ce que je peux demander au Seigneur de me donner la grâce de cette foi « malgré tout », lorsque je serais tenté de me révolter, ou de sombrer dans de nombreux ésotérismes qui « tentent Dieu » et « négocient » l’acte de foi ?
  • « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23, 34).
    Cette parole de Jésus est plutôt … rassurante ! Son pardon est sans limites. Et moi ?
    Comment le pardon fait-il partie des actes de ma vie chrétienne ? Suis-je cohérent dans ce domaine ? (cf dans le Notre Père : Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés). Serais-je du genre à demander facilement pardon à Dieu (sachant qu’il me pardonne toujours), et à passer le reste de mon temps à vivre comme un procédurier professionnel ?
  • « j’ai soif ! »… des soldats lui donnèrent une « boisson vinaigrée (Jn 19, 28-29). Jésus était à l’agonie à ce moment là. Comment retentissent en moi les appels au secours d’enfants, d’hommes et de femmes, relayés, entre autres, par les organismes de l’Église ? Comment la qualité de ce que j’offre ou donne traduisent-ils le respect que j’ai pour ces personnes, sauvées, avec moi, par la croix de la Passion de Jésus ?
  • « Tout est achevé » (Jn 19, 30). Jésus a été jusqu’au bout de sa Passion pour les hommes. Rien ne n’a arrêté ; rien ne l’a fait dévier. Quels sont les obstacles qui, fréquemment, m’empêchent d’aller plus loin dans la suite du Christ, et en fidélité à son Evangile ? Peur, méfiance, égoïsme, manque de foi, renvoi à plus tard d’une conversion que je sais nécessaire… ?

--------------

Samedi Saint :

  • Rien ne se passe. Dieu semble absent. Et Jésus n’est plus là.
    Le silence du Samedi Saint peut m’aider à vérifier un aspect particulier de ma vie spirituelle :
  • Est-ce que je sais rester en silence, non seulement devant Dieu, pour le laisser me parler, et non pas toujours l’abreuver de « mes » paroles, de mes soucis, mais aussi rester en silence devant moi-même ? Peur du silence ?
  • Sais-je aménager des temps de silence dans mes journées, dans une semaine, dans un mois…, pour relire ma vie devant une page d’évangile, pour un temps de prière personnelle et de contemplation, pour un temps d’adoration, une retraite spirituelle, une fois ou l’autre ? Faire silence car ce que Dieu a à me dire n’ est pas audible au milieu des bruits du tonnerre et de la tempête ! (Prophètes et Sages de l’A.T. l’avaient déjà expérimenté). Jésus lui-même « se retirait » des bruits de la foule et des occupations quotidiennes pour rencontrer son Père. Et conseille aux disciples d’en faire autant : « toi, lorsque tu veux prier, retire toi au fond de la pièce, et Dieu qui voit dans le secret ... »
  • Est-ce que je vais profiter du silence de ce Samedi Saint, si je ne travaille pas aujourd’hui, pour faire davantage de place à la présence de Dieu en moi et autour de moi ? Tout simplement.

--------------

Dimanche de Pâques :

  • Christ est ressuscité ! Et pour nous s’ouvre une vie nouvelle.
  • suis-je prêt à ce que la Vie Nouvelle que le Christ nous a acquise, devienne pour moi, concrètement, une nouvelle vie à vivre … ?
  • cette Vie nouvelle appelée à devenir nouvelle vie ou nouvelle manière de vivre : suis-je disposé(e) à en accueillir la nouveauté dans les processus de changement d’habitudes, voire de conversions, auxquels les évènements actuels pourraient bien nous appeler… ?

Bonne Fête de Pâques !

P. Bernard Quintard


Quelques repères

Intentions de prière du pape François pour juin 2020

Le chemin du cœur :

« Pour que ceux qui souffrent trouvent des chemins de vie en se laissant toucher par le Cœur de Jésus. »


Paroisse Jean XXIII
des grands causses

Presbytère St Martin
15 Place Emma Calvé
12100 MILLAU
Tél. : 05 65 60 04 44
Mel. : paroisse-millau@wanadoo.fr
Plan

Permanences :
L’accueil est assuré
du lundi au samedi de 10 h à 12 h et
du lundi au jeudi de 16 h à 18 h,

pas de permanence les après-midi
du vendredi et du samedi,
ainsi que dimanches et jours fériés.


Horaire des messes : hiver

A partir de Toussaint
Samedi
St François 17h30
Creissels 17h30
2° samedi
du mois
St Georges 17h30
4° samedi
du mois
Dimanche
Clarisses 9h00
St François 10h30
En semaine :
St Martin
Mardi Mercredi
Jeudi Vendredi :
18 h
Clarisses
lundi Mercredi
Jeudi Vendredi :
8 h 30
Mardi : 18 h
Horaires des permanences et messes en semaine
Pour plus de détails, voir le dernier
agenda paroissial

Sites favoris


3 sites référencés dans ce secteur