Vers la Pentecôte, l’Ascension

samedi 16 mai 2020
par  Père Bernard Quintard

Que la Fête de l’Ascension, puisqu’elle signe la fin de la mission de Jésus sur notre terre, nous soit l’occasion de relire avec la foi dont nous sommes capables, la trajectoire de Jésus. Elle contient des signes, des accents, une modalité uniques, qui devraient toujours garder au christianisme son visage original. Essayons de repérer dans la vie du Christ, ce qui relie ces éléments entre eux.

Au début, un prénom : Jésus est le prénom d’une personne dont l’existence historique est attestée. Pour les croyants, ce prénom est donné à la Parole de Dieu lorsqu’elle a pris visage humain, quand elle s’est incarnée. Mais cette Parole, nous rappelle Jean, existait avant toute chose, « celui qui est la Parole était avec Dieu, et il était Dieu  » (Jn 1, 1). Cette Parole qui agit à la création (cf Gn 1,3 – 2,3) et se manifeste tout au long de l’histoire du peuple de Dieu dans l’Ancien Testament (pensons à l’Alliance, à l’appel de guides pour conduire son peuple, aux prophètes, etc.), reçoit le nom de Jésus quelques jours après sa naissance. Et ce prénom signifie « celui qui sauve ».

Jésus, Celui qui sauve, ne revendique rien pour lui en contrepartie de la mission qu’il a reçue : « ma volonté, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé  »(Jn 5, 30). Et encore : « le Fils ne peut rien faire de sa propre initiative » (Jn 5, 19). Cette attitude sera souvent incompréhensible pour ses disciples ! Et... pour nous ?

Le Royaume que Jésus annonce et inaugure est le royaume « des cieux » (dans Matthieu) ou « de Dieu »(dans Luc) : et celui-ci est présent seulement lorsqu’il est « accueilli », librement, par les hommes, tandis que toutes les autres formes de royaume connues sur la terre, presque toujours cherchent à s’imposer et tendent à contraindre la liberté des hommes. Le royaume de Dieu, et son programme décrit dans les béatitudes, et tout au long des chapitres 5 à 7 de Matthieu, restera toujours une proposition pour le moins originale ! Et le premier à accueillir, dans son intégralité, le programme de ce royaume nouveau, c’est Jésus lui-même.

C’est ainsi que Jésus assume la mission qu’il reçoit sans cesse « de celui qui l’a envoyé », y compris lorsque cette mission exige, pour être conduite jusqu’au bout, une part énorme de souffrances, seulement supportables dans un amour indéfectible liant entre elles les personnes de la communauté divine (cf Mt 26, 36 – 46 )

Et lorsque tout est joué, que la mission est accomplie, que la croix et la mort ont été vaincues, que la résurrection est manifestée, que la nouvelle vie peut enfin commencer à devenir réalité, Jésus ne retient pas pour lui le résultat de sa mission. Il la confie aussitôt aux disciples, qui pourtant ont manifesté pas mal de faiblesses au cours des peu d’années partagées avec lui. Il ne veut rien garder pour lui. Et la mission de l’Église naissante, dont il est et demeurera pourtant le prototype du Pasteur, Il la confie à l’Esprit Saint désormais, même si cela ne rassure pas d’emblée les apôtres, qui préféreraient « continuer avec lui ». Décidément, Jésus ne « garde rien » pour lui.

En cette fête de l’Ascension, contemplons cette « trajectoire » si surprenante et si nouvelle, de ce Jésus, qui «  étant de condition divine, a renoncé à tout ce qu’il avait, a pris la condition de serviteur, devenant homme parmi les hommes, choisissant de se faire obéissant jusqu’à la mort sur une croix... » relisons l’hymne aux Philippiens (Ph 2, 6 – 11). Contemplons ces trois attitudes qui ressortent de la mission unique de Jésus : Toute sa vie entre les mains du Père, toute la mission confiée aux disciples, tout laissé aux bons soins de l’Esprit Saint.

L’Ascension de Jésus, que nous rappelons ce jeudi, est une vraie fête qui ouvre un horizon nouveau au monde et à l’Église : celui de la célébration du service accompli. Lisons les textes du jour, méditons, contemplons, remercions en nous laissant émerveiller par tant de nouveauté !

Père Bernard Quintard

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Quelques repères

Intentions de prière du pape François pour juin 2020

Le chemin du cœur :

« Pour que ceux qui souffrent trouvent des chemins de vie en se laissant toucher par le Cœur de Jésus. »


Paroisse Jean XXIII
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