L’église de Saint-Georges-de-Luzençon

dimanche 3 mars 2013

Plan d’accés

Le village de Saint Georges de Luzençon, pendant quelques années, eut deux églises. Dans ce premier aperçu, nous évoquerons la première église.

La petite église de la Placette, au clocher hexagonal et d’inspiration romane fut très endommagée, en particulier à l’époque des conflits religieux.
Cette chapelle avait été fondée par les seigneurs de Luzençon. C’est ainsi que Brenguier Bertrand, époux d’hélix de Luzençon demanda par testament à y être enterré. Elle fut ruinée par les Anglais.
Elle fut relevée en 1548 par Jean Baumel, prêtre à Lodève, originaire de Vialgues et dédiée à Saint Fulcran. Le 17 octobre 1660, alors qu’elle était « ruinée et démunie par suite de guerres vieilles », y fut érigée par devant le prieur des Dominicains de Millau, la confrérie du Saint Rosaire de Notre Dame.

Au cours des siècles suivants, l’église subit bien des réparations, modifications et aménagements.
En 1656, on reconstruit le clocher à trois piliers sur le fond de l’église, avec deux fenêtrages arc-boutés pour la cloche.
En 1696, on installe une horloge.
L’année 1797 vit la mise en œuvre de procédures de nouvelles réparations et d’agrandissements.
En 1728, on refit la porte de l’église en bois de noyer et le vitrage des fenêtres de la nef. Ensuite, en 1800, on remplaça les escaliers de l’horloge, « pourris par la vétusté ».
L’année 1803, fut établi un projet d’agrandissement tourné vers le midi, entre la chapelle et le clocher et de construction d’une sacristie supportant une tribune.
Cette église de la Placette disparut en 1903, après avoir côtoyé pendant une quarantaine d’années l’église actuelle, construite en 1848, qui fera l’objet d’un prochain aperçu.

La construction de la nouvelle église, commencée en 1858, dura plusieurs années. C’est Monseigneur Delalle, évêque de Rodez, qui présida sa bénédiction, le 25 octobre 1864, en présence des membres de la fabrique, d’un nombreux clergé et d’une foule de fidèles. L’église fut dédiée à Saint-Georges, martyr.
L’église actuelle a été édifiée sur les plans de Monsieur Boissonnade, alors architecte des bâtiments diocésains. Il s’agit d’une assez vaste construction de style gréco-romain. Son portail est orné de deux colonnes toscanes qui supportent une architecture surmontée d’un fronton. Le clocher est d’harmonieuses proportions.
L’intérieur de l’église d’une vaste nef dont la voûte à arêtes retombe sur des contreforts intérieurs.

Le clergé et les paroissiens de Saint-Georges ont eu à cœur de soigner particulièrement de leur nouvelle église. Les fenêtres ont été garnies de vitraux provenant de la fabrique de Monsieur Thibaud, de Clermont-Ferrand et qui sont de belle qualité. L’un d’eux représente Saint-Georges, sous ses deux aspects de guerrier et de martyr.
Le chœur a été entièrement décoré par Monsieur Engalieres, peintre toulousain. Sur un riche fonds se situe un bel autel romano-byzantin, en grès-céramique
L’église n’ayant pas de chapelle, on a eu l’heureuse idée d’appliquer les autels secondaires contre les contreforts, face à l’entrée. Les plus proches du maître-autel sont consacrés à la Vierge et au Sacré-Cœur.
L’abbé Constant, archiprêtre de Notre-Dame de Millau, en décembre 1861, a béni les trois cloches qui n’étaient pas encore consacrées.

Jacques Cros-Saussol

Nous devons les renseignements historiques à Monsieur Pierre Gauffre, de Saint Georges de Luzençon, que nous remercions pour sa précieuse contribution


Commentaires

Quelques repères

Semaine de prière pour l’unité des Chrétiens

18 janvier 2020

Le lendemain, comme nous étions toujours violemment secoués par la tempête, on jetait du fret, et le troisième jour, de leurs propres mains
les matelots ont affalé le gréement. (Ac 27,18-19)
Peu avant la tempête qui motive ces gestes désespérés, Paul avait averti ses compagnons du danger de naviguer en cette saison, à l’automne, après le jour du grand pardon (Ac 27, 9-10). Une compétence marine dont témoigne le vocabulaire choisi : une concordance – i.e. une recension des occurrences de chaque mot de la Bible – montre que les mots ‘violemment’, ‘secoués’, ‘de leurs propres mains’, ‘affalé’, ‘gréement’ n’apparaissent qu’ici dans tout le Nouveau Testament. Cet usage des talents humains dans le discernement de ce qu’il faut faire, puis cette confiance en la providence au cours des événements, même quand ils ne correspondent pas à ce qui était visé, tout cela illustre la "formule ignatienne de l’action" : « Aie foi en Dieu comme si le succès de ce que tu entreprends ne dépendait que de toi. Et cependant, agis en tout comme si Dieu devait tout faire, et toi rien. » (Hevenesi 1705).
Seigneur Jésus-Christ, tu as pris au sérieux la condition humaine et la nécessité d’acquérir des compétences, de développer ses talents, de bien user de la raison... Donne-nous de tout mettre au service de la justice et de la paix, pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

Père Raphaël BUI
Eglise Catholique
(Capdenac-gare & Toulouse)


Intentions de prière du pape François pour janvier 2020

Favoriser la paix dans le monde :

« Prions pour que les disciples de Jésus, les croyants et les personnes de bonne volonté favorisent ensemble la paix et la justice dans le monde. »


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