La tendresse de Dieu.

dimanche 5 juin 2016
par  P. Jean-Claude Lazuech

Le passage d’évangile qui nous est proposé ce dimanche, nous place devant l’une des grandes révélations de l’Évangile, à savoir : la tendresse de Dieu.

« A sa vue, le Seigneur eut pitié de la femme et lui dit : ne pleure pas ! »

Cette petite phrase dit tout de Jésus.

Nous entrons réellement dans l’Évangile, le jour où nous réalisons que Jésus est le regard humain de Dieu.
Par Jésus, nous savons comment Dieu nous regarde.

Ce ne sont ni les philosophes, ni même les théologiens qui le révèlent, mais la réaction de Jésus, à l’entrée d’un village, en voyant une veuve près du brancard où gisait son fils unique.

St Luc nous dit qu’il «  eut pitié. »
Avoir pitié c’est : être bouleversé, être pris aux entrailles.
On le traduit par : « miséricorde ».

Dans les Évangiles, le mot miséricorde n’est employé que pour parler de l’amour de Dieu envers les hommes.
Il signifie que Dieu ne désespère jamais de quelqu’un.
Mais il ne pourra pas nous sauver malgré nous. Il attend inlassablement notre retour vers Lui.

Jésus a pitié de la foule, des malades.
Rappelez-vous, le père de l’enfant prodigue (c’est-à-dire Dieu), « bouleversé de pitié » en revoyant son fils.
Ici, Jésus est bouleversé par l’un des plus grands malheurs : la perte d’un enfant.

Depuis le calvaire nous savons que Dieu lui-même est entré dans la souffrance humaine et la mort.
Jésus ne peut pas davantage la supporter que nous.
D’un mot, il redonne la vie : « Lève-toi ! »
Un geste délicat achève de nous montrer qui est Dieu : « il le rendit à sa mère ».

J’entends d’ici vos objections, qui sont aussi les miennes :

  • « Oui c’est bien beau tout ça, mais il ne m’a pas rendu mon enfant mort dans un accident…
  • Il ne m’a pas rendu ma femme ou mon mari…
  • Il ne nous a pas rendu cette personne encore jeune pour laquelle nous avions tant prié. »
    Chacun, chacune, nous pouvons rallonger la liste.

C’est toujours le même mystère et le même malentendu.
Jésus n’est pas venu ; il ne vient pas aujourd’hui encore, pour réparer une souffrance ici ou là.

Par le signe qu’il a posé à Naïn, il vient nous inviter à la foi ; y compris lorsque les épreuves nous accablent.
Dieu nous rappelle qu’il est à l’œuvre pour le salut du monde et pour notre destinée éternelle.

Il nous rappelle en particulier que nous ne sommes pas immortels sur cette terre.
Si en face de la mort nous pensons que « tout est fini », dans quelle inimaginable détresse nous sommes.
Bien sûr ici, cette maman a surtout vu son bonheur immédiat. C’est normal.

Mais la foule, déjà, voit autre chose.
Elle comprend que Dieu visite son peuple.

Même dans l’épreuve, ouvrons-nous à la mystérieuse visite du Seigneur.
Sa tendresse nous révèle combien nous avons du prix pour Dieu.
Il vient en personne nous voir, et prendre les mesures exactes de tout le travail de rédemption à opérer.

  • Mais comment comprendre que ce travail de rédemption ait conduit Jésus sur la Croix, jusqu’à la fin du monde ?
  • Comment comprendre les souffrances de parents broyés à jamais ?
  • Comment comprendre ces violences et ces égoïsmes terrifiants ?
  • Où est le regard de Dieu là dedans ?

Là notre intelligence cale.
Nous voudrions au moins qu’il s’explique, qu’il nous explique.

Il le fait par la Bible, lorsqu’il met progressivement à la portée de notre intelligence et de notre cœur : ses vues, son travail de divin.
Il n’est pas défendu de le questionner, de l’interpeller.

Mais il faut que cela reste le dialogue d’un homme qui questionne Dieu ; en sachant bien que nous recevrons les réponses que les hommes peuvent saisir et porter. Amen.


Homélie prononcée le dimanche 5 juin
en l’église du Sacré-Coeur


Quelques repères

Intentions de prière du pape François pour Novembre 2017

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