En ce dimanche du refus de la misère

mercredi 19 octobre 2016
par  P. Jean-Claude Lazuech

Evangile selon St Luc 18, 1-8.

Un jour, des paroissiens demandent à Jean-Marie Viannay, curé d’Ars : « Pourquoi Mr le curé parlez-vous si fort quand vous prêchez, et si doucement quand vous priez ? »

Le saint curé a fait cette réponse savoureuse : « Lorsque je parle avec le Bon Dieu, je n’ai pas besoin de hausser la voix, je sais qu’il m’entend.

Par contre, quand je prêche, je suis obligé de parler bien fort pour réveiller ceux qui dorment et pour me faire écouter de ceux dont le cœur est sourd ».

Oui frères et sœurs, il nous arrive tous, à vous et à moi, de faire la sourde oreille à l’invitation du Seigneur à revenir vers Lui.

Il y a quelques jours, une personne me confiait avoir la pénible impression que Dieu était sourd à sa prière. « Après tout, qu’est-ce que ça change de prier, de lire la Bible, de venir à la messe ? »

Certains vont même jusqu’à affirmer haut et fort que la prière est inutile ; qu’elle ne serait qu’une fuite du réel.

Mais les saints de toutes les époques nous répondent en chœur, que la prière exprime tout l’amour que nous avons pour Dieu et tout l’amour qu’il déverse sur nous.

Oui, en apparence la prière ne change rien. C’est vrai.GIF

Mais en profondeur, elle permet aux croyants toutes les audaces de l’amour.

Je pense en ce dimanche du refus de la misère, à Ste Thérésa de Calcutta.

Elle passait quatre heures par jour à prier pour discerner la volonté de Dieu, et agir le plus efficacement auprès des plus pauvres.

Dans l’évangile, Jésus désire nous aider à prier le moins mal possible.

Par petites touches successives, Il nous donne un formidable enseignement sur la prière comme élément essentiel de notre relation à Dieu.

  • Parfois, il accentue l’idée de discrétion dans la prière en nous disant : « Ne rabâchez pas comme les païens ».
  • d’autres fois, il nous appelle à une folle confiance : « Si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde, tout ce que vous demanderiez vous l’obtiendriez ».
  • Aujourd’hui, dans cette histoire du juge cynique et de la veuve, il nous invite à être carrément des « casse-pieds ».

La prière apparaît ici comme une double patience : * celle de Dieu et * la nôtre.

La patience de Dieu à notre égard, parce qu’elle est divine, voit grand et loin.

Alors que la notre est souvent aveugle et pauvre.

Aussi Jésus nous conseille une parade : « Lorsque tu pries : insistes. »

Avec sa manière observatrice et réaliste, il cherche des exemples d’insistance efficace. Il a déjà proposé l’histoire de l’ami importun.

Aujourd’hui, il présente le double portrait d’une veuve qui désire se faire écouter par un juge qui lui, veut faire le sourd. Mais c’est la veuve qui gagne.

Ce qui doit nous intéresser, ce n’est surtout pas le juge. Il ne représente vraiment pas Dieu.

Ce n’est même pas la veuve, ni le bien fondé de sa requête.

Ce qui doit attirer notre attention : c’est son acharnement, son insistance.

Si l’insistance auprès d’un affreux jojo finit par réussir, à plus forte raison, nous dit Jésus, auprès de Dieu.

Mais une objection jaillit : puisque Dieu est amour, pourquoi faut-il le supplier à ce point ?

Le soupir de Jésus à la fin de cet évangile nous donne la réponse : « Le Fils de l’Homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

Cette question doit nous faire réfléchir sur la qualité de notre insistance.

Avec quoi cassons-nous la tête à Dieu ? Est-ce vraiment avec la force de notre foi ?

C’est de la foi que jaillissent : l’amour et l’abandon.

Dieu ne joue pas au sourd. Il n’est pas sourd à nos prières.

Mais en bon sourcier de notre foi, il veut nous mener plus loin dans l’abandon à sa Sainte Volonté.

Une prière sans amour ne peut pas atteindre son oreille.

Discuter sur le non exaucement de nos prières est vain, tant que l’on reste dans la théorie, puisqu’il s’agit d’une expérience.

Nourrie de foi, notre insistance finit par nous éclairer : sur Dieu et sur nous.

Nous entrons presque sans nous en rendre compte, dans ses vues. Et notre patience rejoint la sienne.

Mes amis, Dieu n’est pas un juge cynique. Il est un Père affectueux.

Un jour au ciel, nous comprendrons qu’à force d’insister, notre cœur changeait et devenait le cœur dont Dieu pouvait écouter les plus petits battements. Amen.


Homélie prononcée le samedi 15 octobre 2016
en l’église du Saint-François


Quelques repères

Intentions de prière du pape François pour Août 2017

Pour les artistes :

« Pour les artistes de notre temps : que leurs œuvres, fruits de leur talent, nous aident tous à découvrir la beauté de la création. »


Paroisse Jean XXIII
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St Martin 18h00
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