De « il suffit d’aimer » à la loi d’AMOUR

jeudi 16 février 2017
par  P. Jean-Claude Lazuech

Certains ont voulu voir en Jésus une sorte d’anarchiste spirituel, qui serait venu nous délivrer du carcan de la loi : quelle soit religieuse ou autre.
Mais cette interprétation est un peu rapide, et elle ne résiste pas à une lecture attentive des évangiles.
Jésus n’est pas un anarchiste et les chrétiens ne sont pas des sans loi…

Mais Il n’est pas venu non plus, pour donner une loi nouvelle.
Il nous enseigne une manière nouvelle de vivre la Loi religieuse, et plus largement toute loi.
Dire : « il suffit d’aimer » est vrai, si l’on ajoute immédiatement que c’est une loi.
La «  loi d’amour » qu’il faut appliquer concrètement :

  • ne pas céder à la colère,
  • ne pas nourrir de mauvais désirs,
  • ne pas se venger,
  • aimer, même nos ennemis.

Vous et moi, nous savons que ce sont des choses bien difficiles à pratiquer.
C’est l’infinie « exigence évangélique ».

Tant qu’on n’a pas mesuré cette exigence évangélique, on reste encore dans l’ancienne ambiance «  légaliste » contre laquelle Jésus a très fortement lutté.

La tentation légaliste est grande. Elle nous guette tous.
Comme si nous pouvions être en règle avec le Bon Dieu.

Remarquez que la mise en garde de Jésus est solennelle et provocatrice même : « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens vous n’entrerez pas dans le Royaume de Dieu ».
Il affirme cela à des gens qui admirent la réelle science des scribes et le grand effort de sainteté des pharisiens.
- Où donc est leur mal à ces pauvres pharisiens ?
Plutôt que de parler de « mal », il vaut mieux parler d’une « insuffisance  ».

Jésus part de la justice pharisienne pour nous emmener plus loin, plus en profondeur.
Quelques versets après, Il précise qu’il ne s’agit pas d’abandonner l’ancienne Loi pour construire de l’entièrement neuf : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la loi ou les prophètes, je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. »

Ce n’est pas qu’une question de respect pour le passé, et encore moins de la nostalgie.
Jésus est tellement libre à l’égard de tout, que cette liberté absolument unique, est un des signes de sa divinité.

Quel prophète aurait pu énoncer une chose pareille ?
Avant lui, Moïse et les prophètes d’Israël parlent au nom du Seigneur, à partir de leur vie et des événements.

- Mais alors si la Loi de Moïse est bien « Parole de Dieu », cette parole de Dieu serait-elle imparfaite ?

Dieu avait prescrit des lois essentielles :

  • ne pas tuer,
  • ne pas briser un couple,
  • être vrai,
  • limiter la vengeance.

Si ces prescriptions étaient adaptées aux temps anciens ; elles restent évidemment valables pour notre temps.
Ne faisons surtout pas les malins, en nous pensant plus évolués que les anciens.

Simplement Jésus nous demande de ne pas enfermer la justice et la sainteté dans une liste de choses à faire ou ne pas faire.
Il nous invite au « dépassement  ».
Il est venu, non pour ajouter quelques prescriptions plus fines, mais pour révéler un secret qui concerne toute loi.

C’est la question de la *lettre et de *l’esprit.

«  La lettre » de la loi n’a de valeur que par « l’esprit » avec lequel on l’accomplit. Aimer, c'est tout donner {JPEG}
Il nous révèle qu’il n’y a qu’un esprit : l’amour. On peut l’appeler : « loi nouvelle ».
C’est cette «  loi nouvelle » qui rend la vie des chrétiens : si claire et si difficile.
Non plus se demander jusqu’où on peut aller sans pécher.
Mais comment on peut aller jusqu’au bout de l’amour.
L’évangéliste St Jean en commençant le récit de la Passion, nous dit que : « Jésus ayant aimé les siens, les aima jusqu’au bout. »

Voilà le surpassement enseigné au début du Sermon sur la montagne.
Depuis le « Ne tue pas » jusqu’à « Aime tes ennemis », le dépassement n’est ni une opposition, ni un ajout. C’est autre chose.

C’est la folie de l’Évangile, la folie de la Croix : «  Vous, soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait. »
Ce dépassement va bien plus loin que tout ce qui est interdit ou prescrit.

Il va au plus loin de l’amour.

Bien sûr, il ne faut pas tuer. Mais il y a tant de manières de faire du mal à quelqu’un.

Jésus nous invite à descendre dans notre cœur, à descendre au plus profond, à faire la chasse aux plus secrètes, aux plus petites envies de nuire, y compris entre nous dans une paroisse.

Il nous invite à examiner notre volonté d’aimer, à la guérir si elle est malade, à la renforcer si elle est faible. Amen.


Homélie du 6ème dimanche

Evangile de Saint Mathieu 5, 17-35

P. Jean-Claude LAZUECH.

le 12 février 2017


Quelques repères

Intentions de prière du pape François pour Septembre 2017

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